Le projet ANKRAJ

La Démarche

ANKRAJ est un projet de généalogie consacré aux mémoires familiales des populations caribéennes. Il vise à faire émerger les histoires longtemps tues, oubliées ou dispersées par les effets du passé colonial. En reconstituant les trajectoires de vie, ANKRAJ invite à creuser au-delà des silences, à remettre en lumière des héritages enfouis – ceux d’ancêtres dont les récits, parfois fragmentés, dessinent pourtant les fondations de nos identités.
L’ambition est simple : permettre à chacun de renouer avec son histoire, de retrouver des repères, et de rétablir une continuité là où le fil a été précédemment rompu.

La raison d’être d’ANKRAJ

ANKRAJ est né de la conviction que chaque être humain a droit à la connaissance de ses origines. Dans nos sociétés marquées par des blessures historiques profondes, retrouver la trace de ses aïeux devient un acte réparateur, un moyen de redonner une voix à celles et ceux que l’histoire officielle a souvent réduits au silence.
La démarche d’ANKRAJ repose sur un principe fondamental : réhabiliter la mémoire familiale pour mieux se comprendre soi-même, et réancrer les générations présentes dans une continuité culturelle et affective trop souvent rompue.Pourquoi faire de la généalogie ?

La généalogie, c’est bien plus qu’une simple recherche de noms et de dates. C’est une véritable enquête, un voyage dans le passé qui permet de découvrir des parcours de vie insoupçonnés. C’est l’opportunité d’en apprendre davantage sur les choix, les luttes et les réussites de nos ancêtres, souvent invisibles, mais essentiels à la construction de notre propre identité. En remontant le fil du temps, on s’approprie une histoire personnelle et collective qui nous relie à un passé vivant, chargé d'enseignements.

Faire de la généalogie, c’est aussi s’offrir une guérison psychologique et une réconciliation avec des silences familiaux. C’est une manière de comprendre que pour avancer, il faut d'abord savoir d’où l’on vient.

Pourquoi faire de la généalogie ?

La généalogie, c’est bien plus qu’un travail d’archives. C’est une enquête vivante, qui mêle intuition, patience et écoute. C’est aller à la rencontre de destins oubliés, de choix de vie, de résistances silencieuses. Derrière chaque nom retrouvé se trouve un fragment de nous-mêmes.
Faire cette démarche, c’est aussi apaiser les zones d’ombre, redonner sens à des histoires familiales parfois complexes, et tisser un lien intime entre le passé et le présent. C’est un cheminement identitaire qui peut éclairer, réconcilier, transformer.

Pourquoi une généalogie des populations ultramarines?

L’histoire des familles caribéennes porte une singularité forte : déportation, esclavage, luttes pour l’émancipation, déracinement forcé. Ces réalités ont laissé des traces dans les récits familiaux – parfois absents, ou trop flous pour être transmis.
Faire de la généalogie dans ce contexte, c’est redonner une forme à l’invisible, ressusciter des parcours de vie, et reconstituer des lignées dont la mémoire a été fragmentée par la violence de l’histoire coloniale.
C’est une manière d’honorer les générations passées, de reconnaître leur force, et de retisser un lien vivant avec des cultures parfois éloignées mais jamais éteintes.

Pourquoi c’est important ?

Parce que les silences transmis sont souvent lourds à porter. Parce que des pans entiers de mémoire ont été refoulés, tus par pudeur, par douleur ou par résignation.
Faire œuvre de généalogie auprès des populations créoles, c’est briser le cycle de l’oubli, restaurer les filiations, et offrir aux générations actuelles une possibilité de réappropriation apaisée.
Redécouvrir ses ancêtres, ce n’est pas seulement regarder en arrière — c’est aussi comprendre d’où l’on parle, ce que l’on porte, et ce que l’on transmet.
C’est puiser dans ses racines une force nouvelle, et replacer sa propre histoire dans un continuum plus vaste, porteur de sens, de dignité et de fierté.

Élément de substitution

Ma méthode de travail

Je travaille principalement sur les générations nées avant 1950, en m'appuyant sur les registres des archives nationales d'outre-mer et les registres paroissiaux. À ces sources primaires, j'ajoute des bases de données publiques et privées, des publications historiques, des cartes et des travaux de recherche scientifique. Le récit oral occupe également une place importante dans mon travail, c’est pourquoi il est essentiel de partager toute information familiale, même sous forme de rumeurs, car elle peut parfois constituer une piste précieuse pour les recherches.

Chaque recherche est unique, car chaque famille possède une trajectoire spécifique et les sources disponibles varient d’un ancêtre à l’autre. Mon travail s'apparente à une enquête policière, où je rassemble des faisceaux d'indices pour parvenir à des conclusions fiables ou probables. Cette méthode nécessite temps, rigueur, et souplesse afin de reconstituer une histoire familial dans toute sa complexité.

Ainsi, chaque parcours est exploré au cas par cas, en fonction des documents accessibles et des informations disponibles.

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